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Charette est de tous les grands chefs Vendéen,
le plus connu. Il est l'un des derniers à avoir résisté
aux républicains pendant ce 1er soulèvement vendéen.
Il doit sa notoriété à sa bravoure et à ses
faits de guerre bien-sûr, mais aussi à ces hagiographes qui
ont transformé son histoire jusqu'à en faire un héros
de grand panache, sans tâche. Il est bien difficile de démêler le faux du vrai ; ce personnage controversé était très différent de ses acolytes vendéens. Il aimait la fête et les femmes, se montrait parfois d'une grande cruauté, ce qui le distinguait des grands généraux angevins. Traité avec dédain par ces mêmes angevins, il mène son combat dans les marais seul, mais pourtant avec un succès certain. |
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| La jeunesse d'un futur héros ... | ||
| Charette à la tête des hommes de Machecoul | ||
| Les républicains mettent le turbo | ||
| Une année plus calme | ||
| Les accords de la Jaunaye | ||
| Charette reprend les armes | ||
| La fin d'un homme et le début d'un mythe | ||
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Portrait de Charette (Paulin Guérin - 1819) |
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| En mars 1793, Charette prend le commandement des insurgés
de Machecoul. Lors de l'insurrection, de nombreux républicains sont massacrés. Sous la houlette du procureur Souchu, ces atrocités se répètent et se transforment en extermination systématique. La participation de Charette à ces exactions est sujet à controverse. Il est tout à fait possible qu'il y ait pris part, mais ce n'est pas certain. Charette ne s'impose pas d'emblée comme le chef militaire de sa région. D'abord basé à Machecoul, il étend peu à peu son commandement au pays de Retz, pour enfin diriger tout le bas Poitou. Le 12 décembre 1793 il est nommé Général en chef de l'armée Catholique du Bas Poitou. Il combat parfois aux côtés des autres armées de Vendée, mais c'est le plus souvent seul, dans son marais, qu'il livre bataille. Charette, se joint aux angevins lorsque ceux-ci lui en font la demande. Mais entre eux, le courant ne passe pas. Les généraux angevins le traite avec dédain.Lorqu'en juillet, le conseil de guerre place à la tête de la basse-Vendée le marquis de Donnisan qui n'y a jamais mis les pieds Charette est ulcéré. Au mépris, il répond par l'indifférence et s'isole dans les marais. |
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Après sa défaite contre la Prusse, l'armée française, recentre son action
sur la Vendée. |
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| Après la défaite de Turreau, les républicains changent de stratégie. De l'offensive, ils passent à la défensive. Cela laisse le temps à Charette de réorganiser son armée, de se battre un peu et de condamner son grand rival Joly à mort (officiellement pour le ratage de l'attaque de Challans (!!) ) . |
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Le changement de généraux républicains, l'arrivée de Hoche
en Bretagne, vont calmer les esprits. Le général Hoche privilégie la paix;
il fait cesser les massacres et les pillages et ramène un semblant de
confiance chez les insurgés. Dans ce climat plus serein les républicains
proposent la paix aux Vendéens. Charette mène es négociations qui débouchent
sur les accords de la Jaunaye. Ces accords, négociés au château
de la Jaunaye, non loin de Vertou accordent aux insurgés |
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| Les altercations vont crescendo jusqu'en juin 95 où
Charette reprend les hostilités sans consulter Sapinaud
ni Stofflet. Il publie un manifeste pour justifier la reprise des combats. Le 8 juillet 95, le roi Louis XVIII lui écrit de Vérone une lettre dans laquelle il le nomme général de l'Armée Catholique et Royale. En voici un extrait : La providence m'a placé sur le trône. Le premier et le plus digne usage que je puisse faire de mon autorité est de conférer un commandement que vous ne devez jusqu'à présent qu'à votre courage et à la confiance de mes braves et fidèles sujets. Je vous nomme général de mon armée catholique et royale. En vous obéissant, c'est à moi qu'elle obéira. Charette est en contact avec les anglais et prépare un débarquement anglais ainsi que le retour du roi. Mais le général Hoche, général des armées de Brest et de Cherbourg est meilleur stratège que le Vendéen. Il lui fait mordre la poussière. Le débarquement échoue. |
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| L'armée de Charette, traquée par les Républicains est à bout. Le 23 mars, Travot capture Charette, qui, après un procès à Nantes est fusillé le 29 mars. |
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