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LA CONSCRIPTION

Depuis avril 1792, l'armée républicaine se bat à ses frontières contre la Prusse et l'Autriche. L'armée manque de volontaires. Elle est obligée de recourir à l'enrôlement de force pour lever 300 000 hommes. La mesure est très mal accueillie. Seuls les hommes célibataires de 18 à 40 ans, qui ne sont pas au service de l'état (tous les fonctionnaires évitent ainsi la conscription), sont susceptibles d'être réquisitionnés pour défendre la France. Ces hommes devront partir  dans l'est défendre la République, bien loin de chez eux, avec peu d'espoir d'en revenir vivant.

 

 

 

LES PREMIERS SOULEVEMENTS

C'est le tirage aux sort des conscrits qui met le feu aux poudres. La population y est très hostile. Dans de nombreux villages de l'Anjou et du Bas Poitou, le jour du tirage au sort, des paysans et artisans se rebellent. Munis de fourches, ils chassent les patriotes. Ces hommes ont le désir d'en découdre avec la République, mais il leur manque des chefs. Ils vont les trouver, en la personne de 2 roturiers : Cathelineau, Stofflet puis ensuite d'aristocrates au passé de militaire (Bonchamps, d'Elbée ...).


LA PREMIERE CONQUETE DES INSURGES.

Les hommes du Pin en Mauges, qui ont porté Cathelineau à leur tête font route vers Cholet. Chemin faisant, ils rencontrent Stofflet le garde chasse qui a pris la tête des hommes de Maulévrier. Les deux groupes s'unissent et fort de 15 000 hommes, s'approchent de Cholet. A leur arrivée dans la Ville, la cavalerie républicaine, impressionnée par autant d'hommes prend peur et s'enfuie. Cholet s'offre aux insurgés. C'est la première ville qui tombe dans l'escarcelle royaliste...

 

 

LA MARIE-JEANNE.

Le 16 mars 1793, lors de l'attaque de Coron, Cathelineau et ses hommes subtilisent aux républicains une couleuvrine de 8. Elle devient leur mascotte. Ils la baptise Marie-Jeanne, des prénoms des filles des 2 premiers canonniers. Ce canon avait été fondu à la demande de Richelieu, en son honneur et en celui de Louis XIII.
Les républicains l'auraient récupéré pendant la bataille de Savenay le 23 décembre 1793, et déposé aux invalides.

 

 

D'ELBEE REJOINT L'INSURRECTION.

En 1793, d'Elbée, après un passage dans l'armée, vit retiré dans sa ferme des Mauges avec son épouse. Il s'est marié voilà 5 ans, et sa femme lui donne son premier fils le 12 mars, au moment   même où dans les Mauges les paysans s'insurgent contre la conscription.
Les paysans de Beaupréau qui le connaissent bien, viennent demander au militaire expérimenté qu'il est de se porter à leur tête. D'Elbée commence par refuser. Cette guerre ne lui dit rien. Il la pense perdue d'avance et puis, son fils n'a qu'un jour. Mais les paysans de Beaupréau insistent, et sous leur pression, il accepte...

 

 

MASSACRE DES REPUBLICAINS A MACHECOUL ORGANISE PAR LE PROCUREUR SOUCHU.

Extrait du livre de Mme de Sapinaud :
La veille de l'exécution on formait 2 listes : la 1ère de 30 hommes qui devaient être mis à mort le lendemain; la seconde, de pareil nombre, réservé pour le surlendemain. On instruisait les premiers  de leur sort, et pour les disposer à le subir, on leur envoyait des prêtres qui leur proposaient de les confesser. L'heure fatale arrivée, on les dépouillait de ce qu'ils possédaient on les liaient et on les conduisaient sur le bord d'une large fosse qu'on avait creusé dans la cour du château; on les y faisaient agenouiller; un rang d'hommes armés se tenait derrière ces malheureux, et à l'instant où les prêtres avaient recommandé leurs âmes à Dieu, on les fusillaient et ils étaient précipités dans la tombe. Les 30 portés sur la seconde liste assistaient à cette exécution et on leur disait : "demain, il vous en sera fait autant si vous ne renoncez pas à la république et ne prenez pas parti pour le roi et la religion."


CHEMILLE

Républicains et Vendéens s'affrontent dans le Choletais.
Le général républicain Berruyer, dirige  l'attaque conjointe de plusieurs unités. Il cherche à placer ses armées stratégiquement autour de la ville de Cholet, pour ensuite fondre sur la ville. Les Vendéens venus défendre enlèvent Chemillé mais cèdent à Coron et St Florent. Les blancs qui craignent d'être encerclés se replient   alors sur Beaupréau.





 

LA ROCHEJAQUELEIN PREND LA TETE DES HOMMES DE CHATILLON.

Un mois après le début du conflit dans les Mauges, c'est au tour des Deux-Sèvres d'entrer en rébellion contre la conscription et les républicains. Le 13 avril, 4000 paysans viennent demander à la Rochejaquelein de prendre leur tête et de les mener au combat. La Rochejaquelein accepte sans se faire prier (il sera l'un des rares dans ce cas). Il part derechef à l'assaut des Aubiers, qu'il enlève facilement face au général Quétineau, avant de rejoindre les angevins à Tiffauges.

 

 

 

 
LES VENDEENS ATTAQUENT CHOLET.

L'armée d'Anjou regroupée à Tiffauges se lance à la rencontre des républicains. Scindée en divisions, elle part à l'assaut des  armées républicaines de Berruyer, Leigonnyer et Gauvilliers qui sont aux abords de Cholet (Beaupréau-Chemillé). 
Après une journée de combats, Les Vendéens enlèvent Cholet et poursuivent les républicains jusque sur les bords  de Loire.

 

 

BRESSUIRE TOMBE AUX MAINS DES INSURGES, ET LESCURE ET MARIGNY RECOUVRENT LA LIBERTE.

La Rochejaquelein a la tête des hommes de Châtillon, et avec l'armée d'Anjou qu'il a ralliée, attaque Bressuire le 3 mai. Le général républicain Quétineau qui tient la ville, fuit à l'arrivée des blancs. La Rochejaquelein n'a plus qu'à ouvrir les portes de la prison pour en délivrer ceux qui deviendront de grands noms vendéens : son cousin, la Marquis de Lescure, Mme Lescure sa femme (la future marquise de la Rochejaquelein dont il deviendra le beau frère posthume), le marquis de Donissan et Bernard de Marigny.

 



LES INSURGES PRENNENT THOUARS.

le général républicain Quétineau après sa défaite bressuiraise s'est replié avec 3000 hommes dans Thouars. Thouars est une ville difficile à prendre, protégée entre le Thouet et ses fortifications. Les insurgés en grand nombre sont regroupés derrières les généraux angevins et deux-sèvriens. Ils enlèvent rapidement la ville, font prisonniers la garnison républicaine et récupèrent 12 canons et 6000 fusils. C'est la première grande victoire des brigands.

 

 

LES INSURGES PRENNENT FONTENAY.

Après un 1er échec, les insurgés repartent le 25 mai à l'assaut de Fontenay le Comte. Ils sont 35 000 à marcher derrière Lescure, Cathelineau, Stofflet, La Rochejaquelein et Marigny.Les républicains résistent pendant des heures avant de céder la ville. Plus de 3000 républicains sont fait prisonniers. L'un d'eux blesse Bonchamps, qui sera évacué le lendemain sur la Gaubretière
C'est pendant cet assaut qu'a eu lieu le célèbre épisode des mouchoirs rouges de Cholet: La Rochejaquelein portait un mouchoir rouge en guise de cravate, un autre autour de la tête, et plusieurs à la ceinture pour attacher ses pistolets. Les républicains l'ayant reconnu, il devint une cible aisée. Comme il refusait d'enlever ses mouchoirs, ses hommes s'en affublèrent et lancèrent la mode des mouchoirs rouges, que la chanson, à tort, attribua à Charette.




CREATION DU CONSEIL SUPERIEUR VENDEEN.

Au lendemain de la victoire de Fontenay, les insurgés se dotent d'un conseil supérieur présidé par l'évêque d'Agra (qui se révèlera être un faux évêque). L'armée catholique et romaine change de nom et devient l'armée catholique et royale. Les insurgés qui jusque là ne demandaient que le droit à rester chez eux avec les prêtres réfractaires, radicalisent leurs positions. Sous la houlette des aristocrates qu'ils ont mis à leur tête, les insurgés prennent une option ouvertement anti-républicaine, et demandent la restauration de la royauté.

 

 

 

BREVET DE NOMINATION DE CATHELINEAU AU POSTE DE GENERAL EN CHEF DE L'ARMEE CATHOLIQUE ET ROYALE.

Aujourd'hui 12 juin 1793, l'an 1er du règne de Louis XVII, nous soussignés, commandant les armées catholiques et royalistes, voulant établir un ordre stable et invariable dans notre armée, avons arrêté qu'il sera nommé un général en chef, de qui tout le monde prendrait l'ordre. D'après le scrutin, toutes les voix se sont portées sur M. Cathelineau qui a commencé la guerre, et à qui nous avons tous voulu donner des marques de notre estime et de notre reconnaissance. En conséquence, il a été arrêté que M. Cathelineau serait reconnu en qualité de général de l'armée, et que tout le monde prendrait l'ordre de lui.
Fait à Saumur en Conseil, au quartier général, le dit jour et an que dessus.

Signés :
Lescure, De Beauvollier (x2), de Bernard de Marigny, de Hargues, Stofflet, De Laugrenier, Delaville de Beaugé, De la Rochejaquelein, D'Elbée, Duhoux de Hauterive, De Boissy, Tonnelet, Des Essarts, De Bonchamps.
LA DEFAITE DES VENDEENS A NANTES

Après leur série de victoires, les Vendéens décident de s'attaquer à Nantes pour s'ouvrir la Bretagne et annexer un des plus grand port de France. Avant d'attaquer la ville, ils font parvenir aux nantais un ultimatum : si ceux-ci ne déposent pas les armes et tout ce qui a trait à la République, ils prendront la ville de force, dans le sang. Au lieu de prendre peur, les Nantais se mobilisent. Et quand les insurgés  lancent l'offensive, tous les nantais: bourgeois, ouvriers et militaires défendent leur ville. Leur unité leur permet de tenir bon. Pendant la bataille, Cathelineau est grièvement blessé. Ses hommes, privés de chef, reculent. Bonchamps tente de résister, mais les républicains sont trop bien préparés et plus nombreux. Les nantais sauvent leur ville, alors que les blancs sont obligés de reculer.



LA MORT DE CATHELINEAU

Le 29 juin, Cathelineau est mortellement blessé d'une balle à la poitrine lors de l'attaque de Nantes. Il est ramené à l'arrière puis évacué à Saint Florent le Vieil. La gangrène le prend. Il meurt, deux semaines plus tard, le 14 juillet 1793. Enterré dans le cimetière de Saint Florent, sa mort reste secrète, sans doute pour ne pas démoraliser ses hommes.


 

 


L'ELECTION DE D'ELBEE AU POSTE DE GENERALISSIME.

Le 19 juillet 1793, l'armée élit son nouveau généralissime. On attendait Bonchamps, c'est d'Elbée qui est élu. Bonchamps avait le plus d'expérience, et partait favori. Mais, Bonchamps et Lescure sont blessés, et ne peuvent assister à l'élection. Charette et Joly, superbement ignorés par les insurgés ne sont pas conviés, Stofflet non plus. C'est donc un nombre de chefs restreints qui élit d'Elbée. Peut-être que d'Elbée a intrigué pour obtenir ce poste comme la écrit la Marquise de la Rochejaquelein. Il n'en a pas moins vrai qu'ils dispose d'excellents atouts. C'est un militaire compétent et expérimenté. Il est l' un des 1ers généraux à avoir rejoint l'insurrection et les paysans l'apprécient.




 

LA DEFAITE DES INSURGES A LUCON.

Le 14 août, d'Elbée lance les Vendéens à l'assaut de Luçon. Charette est venu prêter main forte aux angevins. Les Vendéens ont 30 000 hommes, contre Tunck qui n'en a que 8000. Mais Tunck, en fin stratège et éclairé par un espion, attend les Vendéens. Il connaît leur stratégie et leur fait mordre la poussière. Les Vendéens laissent 5000 hommes dans les combats. Pour couronner l'hécatombe, Tunck fusille les prisonniers. C'est une terrible défaite qu'aucun Vendéen ne veut assumer, les chefs vendéens s'en rejetant mutuellement la responsabilité.

 

 

 

VICTOIRE DES INSURGES A TORFOU

La grande armée attaque Kléber à Torfou. 40 000 hommes avec à leur tête d'Elbée, Bonchamps, Lescure et Charette combattent à la baïonnette les Mayençais de Kléber. Les hommes de Kléber sont des militaires aguerris qui, à l'inverse des troupes de volontaires, ne sont pas hommes à reculer. Les combats sont acharnés. Au cri de rembarre, rembarre (le cri de guerre vendéen), les Vendéens avancent mètre par mètre, et au prix de lourdes pertes. Les Mayençais finissent par céder, laissant la ville et la victoire aux Vendéens. Ce jour là, 1000 cadavres blancs et 2000 bleus pavent les rues de Torfou. Et comme s'il n'y avait pas assez de morts, les 2 camps exécutent leurs prisonniers.

  


  
LES INSURGES PERDENT LA BATAILLE DE CHOLET.

Les Vendéens qui tenaient la ville la déserte car ils manquent de munition pour soutenir une attaque des bleus. Il se replient à Beaupréau avant de repartir au combat le 17 octobre. Kléber a pris possession de la ville et disposé sens hommes sur le pourtour.40 000 Vendéens se lancent à l'assaut de la ville défendu par 222 000 républicains. Le combat torne à l'avantage des Vendéens jusqu'à ce que la 109° ligne républicaine met en fuite les insurgés. Et des 40 000 hommes, seule une poignée ne s'enfuie pas vers la Loire. 400 hommes restent derrière la Rochejaquelein, d'Elbée et Bonchamps. La bataille est perdue. Bonchamps est mortellement blessé. D'Elbée est blessé 14 fois à la poitrine.

 

 

LA VIREE DE GALERNE.

Cette Virée, dont le nom provient du vent qui souffle nord-ouest de l'autre coté du la Loire, débute sitôt après la défaite de Cholet. Les insurgés, mis en déroute, se tournent vers la Bretagne. Ils veulent rejoindre les chouans, insurgés de Bretagne, Maine et Normandie. Et c'est, de 60 000 à 100 000 personnes, hommes, femmes et enfants qui, sur des embarcations sommaires franchissent ce jour là la Loire.

 

 

 

LA ROCHEJAQUELEIN EST ELU GENERALISSIME.

D'Elbée grièvement blessé le 17 octobre lors de l'attaque de Cholet n'est plus en état d'assurer ses fonctions de généralissime. L'armée vendéenne est en pleine déconfiture. C'est dans ce contexte difficile que le conseil de guerre se réunit le 19 octobre à Varades pour élire son nouveau généralissime. Lescure grièvement blessé propose son cousin, Henri de la Rochejaquelein. La proposition est adoptée, et, à 21 ans, la Rochejaquelein devient le nouveau généralissime. Le conseil sur proposition de Talmont décide de porter la guerre jusqu'en Bretagne et s'allier à la chouannerie.


 

 

 

DEFAITE DES VENDEENS A GRANVILLE.

La Rochejaquelein, a la tête de 25000 hommes part d'Avranches à la conquête de Granville. La ville est aux mains des républicains. Le général Peyre dispose de 5500 hommes pour repousser l'assaut.
Le choc des 2 armées va durer plus de 28 heures. Les républicains résistent bien, canonnant l'ennemi. Les Vendéens finissent par s'avouer vaincus et rebroussent chemin vers Avranches.

 

 

MORT DE ROYRAND.

Le général de l'armée du centre, grièvement blessé pendant les combats d'Entrammes meurt le 5 décembre sur les routes du Beaugeois. Ses hommes l'enterre à Baugé.

 

 

 

L'HECATOMBE DES INSURGES AU MANS.

La Rochejaquelein à la tête de 40 000 insurgés (hommes, femmes et enfants) fait route vers le Mans. Tous les républicains situés outre Loire se portent à sa  rencontre La Rochejaquelein n'est pas taille face à une telle débauche de moyens. Les armées de Kléber, Westermann, Tilly et Marceau marchent sur les Vendéens. C'est une véritable boucherie. Deux jours de combats plus tard, les rues sont pavées de cadavres. Les survivants vendéens s'enfuient vers Laval.

 

 

LA ROCHEJAQUELEIN ET STOFFLET REPASSENT LA LOIRE.

Après la défaite du Mans, Les insurgés qui  ont échappé au carnage (environ 15 000)  font route vers Ancenis. Ils espèrent franchir la Loire dans l'autre sens pour rentrer chez eux. Mais ils sont interrompus pendant leur traversée par un bataillon républicain. Seuls Stofflet et la Rochejaquelein, accompagnés d'un peu plus d'un millier d'hommes parviennent à franchir la Loire. Tous les autres, dont Marigny, Talmont et Fleuriot sont condamner à rester sur le sol de galerne.

 

 

FLEURIOT DEVIENT LE NOUVEAU GENERALISSIME.

Les insurgés restés outre Loire n'ont plus de généralissime, puisque la Rochejaquelein a réussi à passer la Loire. Le petit groupe d'hommes, aux ordre de Marigny, Talmont, Fleuriot, Donissan et Forestier décident donc de nommer un nouveau général en chef. C'est Fleuriot qui recueille le plus de suffrages, au grand dam de Talmont. Talmont qui briguait le poste, de colère, quitte les insurgés et repart chez lui.

 

 

 

 

LA VIREE DE GALERNE S'ACHEVE A SAVENAY.

Les insurgés, les républicains sur les talons, font route vers Savenay. Le combat entre les 2 camps commence à Savenay le 22 au soir. Interrompu pendant la nuit, il reprend le matin suivant. Les républicains sont en surnombre. Commandés par Marceau, Kléber et Westermann, ils encerclent les Vendéens. Le combat commencé à coups de canons se termine au corps à corps, en boucherie. Les insurgés écrasés s'enfuient, les uns dans les bois, les autres dans les marais. Les républicains les y poursuivent pendant plus d'une semaine, laissant les chemins jonchés de cadavres. Les hommes faits prisonniers sont jugés et fusillés sur le champ. Ainsi s'achève l'épisode tragique de le virée de galerne ...

 

 

LES REPUBLICAINS ARRETENT D'ELBEE.

D'Elbée arrive à Noirmoutier le 2 ou 3 novembre 1793. Les émissaires de Charette l'accueillent avec faste et salves de canons. Très grièvement blessé, on l'installe dans une maison avec son épouse.
Le 2 janvier 1794, les républicains attaquent l'île. Leurs 7000 hommes n'ont pas de mal à prendre la ville. Les Vendéens capitulent, Haxo leur offre la promesse qu'aucun mal ne leur sera fait. Haxo promet, mais n'écrit rien. Et comme les promesses n'engagent que ceux qui les croient ... les hommes de la convention n'en tiendront aucun compte !

 

 

 

D'ELBEE EST FUSILLE, ASSIS DANS SON FAUTEUIL.

D'Elbée est fait prisonnier, comme 1200 paysans, femmes et enfants qui sont regroupés dans l'église de Noirmoutier. Au prétexte de faire comparaître les prisonniers devant la commission militaire, ils sont conduits 60 par 60 à l'extérieur de l'église et fusillés.
Pendant ce temps, les hommes de la convention interrogent d'Elbée, et le condamne à mort. Il est fusillé le 6 janvier. Il ne peut pas se lever à cause de ses blessures, aussi est-il été exécuté dans son fauteuil. Son corps, jeté dans les douves, ne sera jamais retrouvé ...

 

 

 

 

MORT DU GENERAL HAXO.

Haxo, en mars est sur les traces de Charette. Il porte l'offensive en espérant le renfort de Turreau. Mais Turreau n'arrive pas, et Haxo se retrouve pris dans une embuscade à Clouzeaux. On ne sait pas s'il est mort de la main d'un vendéen ou s'il s'est suicidé pour éviter de tomber entre leurs mains. En l'absence de témoin républicain, c'est la thèse du suicide qui a été retenue retenue.

 

 

 


LE CONSEIL MILITAIRE CONDAMNE MARIGNY A MORT.

Le 22 avril, au château de la Boulaye, près de Mallièvre, les 4 généraux vendéens signent un accord d'entraide : ils n'agiront plus sans se concerter. Mais après l'attaque de Chaudron, Charette, Stofflet et Sapinaud mettent Marigny en cause. Celui-ci décide alors de partir. Le 25 avril, le conseil militaire le condamne à mort pour trahison, par 18 voix contre 2. Charette et Stofflet ont voté pour, Sapinaud contre.
Le départ de Marigny ne mérite évidemment pas une telle condamnation. Marigny est un homme cruel , mais ce n'est pas un traître! Mais Charette et Stofflet lui disputent le pouvoir. Il ont là une belle occasion d'effacer un prétendant au poste de généralissime ...


 


LES HOMMES DE STOFFLET EXECUTENT DE MARIGNY.

Après sa condamnation à mort par le conseil vendéen, Marigny, protégé par ses hommes continue son combat dans le bocage deux-sèvrien contre les Républicains. En juillet 1794, malade, il se réfugie au château de la Girardière, à Combrand. C'est là que les hommes de Stofflet le cueillent le 19 juillet 1794 et l'abattent.
Après sa mort, ses hommes refusent d'aller combattre dans l'armée de Stofflet. Certains rejoignent Sapinaud qui n'a pas voté la mort de leur chef. Beaucoup déposent les armes, ne voulant plus se battre dans une armée où les chefs s'entretuent ...

 



LES ACCORDS DE LA JAUNAYE

En février 1795, le climat en Vendée est plus serein. Les républicains proposent aux insurgés de signer un accord de paix. Charette mène les négociations qui débouchent sur les accords de la jaunaye. Les insurgés, chouans et Vendéens, à l'exception de Stofflet apposent leur signature.
Les accords prévoient en échange de la paix :
- la liberté de culte et le droit pour les prêtres non jureurs d'officier là où ils sont majoritaires
- le gel de la conscription pendant plusieurs années et l'amnistie aux rebelles
Seul le problème du roi n'est pas réglé.

 

 

EXTRAIT DE L'APPEL AUX ARMES DE STOFFLET.

[...] Montrez-vous donc avec cette énergie que la rage révolutionnaire et vos malheurs ont plutôt irritée qu'affoiblie : que la Vendée renaisse de ses cendres, qu'elle apprenne à la France, à l'Europe entière que puisque la paix et l'opinion n'ont pu ramener jusqu'à ce jour ramener les Français à d'autres sentiments, elle s'ensevelira sous les débris du thrône, plutôt que de fléchir un instant le genou devant l'affreuse idole de la République. [...]"

 

 

STOFFLET EST ARRETE.

Le 22 février, des insurgés bretons et normands viennent à la rencontre des Vendéens à la métairie de la Saugrenière (commune de la Poitevinière) pour mettre sur pied une entente entre leurs armées. La réunion est interrompue dans la nuit et remise au lendemain. Stofflet et ses hommes restent dormir dans la métairie.
Les bleus, avertis de la présence d'insurgés à la Saugrenière y envoient un détachement de 250 hommes. Au petit matin, ils déferlent dans la métairie et y capturent plusieurs Vendéens, dont Stofflet.

 

 

 

STOFFLET EST EXECUTE.

Stofflet, après son arrestation est conduit à Angers, où il comparait devant le conseil de guerre. Reconnu coupable "d'avoir été pris les armes à la main", il est condamné à mort. La sentence est exécutée le jour même, à 10h sur le champ de mars.
Face à ses bourreaux, Stofflet aurait refusé le bandeau en ces termes : "Sachez qu'un général Vendéen n'a pas peur des balles". Et il aurait ajouté : "Vive la religion, vive le roi !".

 

 

 

CHARETTE EST ARRETE.

Le général Travot à la tête de 80 hommes débusque le 23 mars Charette et 35 de ses hommes dans le bois des Sasses.
Les républicains blessent légèrement Charette lors de la traque et le capturent.