Marceau est un des meilleurs généraux républicains des guerres de Vendée. Il est, malgré son jeune âge (24 ans), l'un des piliers de l'armée de Mayence. Excellent militaire, grand stratège et meneur d'hommes, il ne se départira jamais de sa grande humanité. Pendant la sanglante virée de galerne, il s'interpose autant qu'il le peut aux actes de barbaries. 
Grand professionnel, il remporte avec son ami Kléber de nombreuses victoires, ne concédant que peu de défaites. 
Après son éclatante victoire à Cholet, il écrase les insurgés pendant de la Virée de Galerne avant d'entrer triomphalement dans Nantes.
Il quitte en 1794 la Vendée pour les Ardennes.
 

 
      LES TITRES
Débuts militaires                         
La Vendée
Suite et fin 





   DÉBUTS MILITAIRES

  François-Séverin Marceau est né en 1769 à Chartres. En 1785 il s'engage dans l'armée au sein du régiment d'Angoulême. En 1792, il est promu lieutenant-colonel dans le 1er bataillon des volontaires d'Eure-et-loir.


   LA VENDÉE

  En 1793, il est affecté en Vendée. Au côté de Kléber, il combat les Vendéens, remporte des victoires mais essuie encore plus de défaites. L'avantage est toujours du côté des blancs.
Le 16 octobre, il est promu général de brigade, et le lendemain, avec Kléber, il défait les Vendéens à Cholet. Marceau et Kléber sont les 2 artisans de cette grande victoire. Le renversement de tendance est amorcé. Les bleus prennent le pas sur les blancs. Les royalistes acculés franchissent la Loire dans la Virée de Galerne.
Marceau lui aussi franchit le fleuve, à la poursuite des blancs. Il perd les batailles d'Entrammes et de Dol. Le 10 novembre, il est nommé général de division, et le 22, il prend la tête de l'armée de l'ouest par intérim. Il remporte ensuite la bataille du Mans avant d'écraser (avec Kléber) les restes de l'armée de Vendée à Savenay. Durant toute la campagne outre Loire, Marceau s'oppose aux atrocités commises par les bleus. Il essaie d'atténuer les massacres autant qu'il le peut. Las de toutes ces horreurs et de surcroît malade, il demande sa mutation loin de la Vendée, peu de temps après son entrée triomphale à Nantes.


   SUITE ET FIN

  Muté en 1794 dans les Ardennes, puis dans l'armée de Sambre et Meuse, il est mortellement blessé lors de la bataille de Altenkirchen le 19 septembre 1796. Il décède le 21 septembre.





Angers (49)