Général de l'armée du centre, Sapinaud a servi la cause royaliste avec abnégation et remporté de nombreuses victoires. Sans être le plus brillant des généraux, il a servi loyalement la Vendée sans jamais jouer la carte personnelle. Quand Stofflet et Charette ont condamné injustement Marigny à mort, lui seul a refusé de se compromettre. Peut-être est-ce parce qu'il préférait servir la Vendée que ses propres intérêts qu'il est moins connu que d'autres. C'est regrettable.
        LES TITRES
Naissance de Charles Sapinaud     
La famille Sapinaud entre dans la guerre
A la tête de l'armée du centre
Royaliste toujours










   NAISSANCE DE CHARLES SAPINAUD

Charles-Henri-Félicité Sapinaud de la Rairie est né le 30 décembre 1760 au château du Sourdis, à la Gaubretière (non loin des Herbiers), en Vendée. Il s'engage dans l'armée et devient à 18 ans cadet gentilhomme du régiment de Foix. En 1789, alors qu'il a atteint le grade de lieutenant, il donne sa démission. Rentré chez lui à la Gaubretière, il devient à 29 ans le premier maire de sa commune.


   LA FAMILLE SAPINAUD ENTRE DANS LA GUERRE

Au début du mois de mars 1793, Sapinaud de la Verrie, son oncle, prend la tête de l'armée du centre aux côtés de Royrand . Son neveu, sert sous ses ordres. Pendant 5 mois, soit jusqu'à sa mort, Sapinaud de la Verrie dirige l'offensive contre les républicains. Il occupe les villes de Tiffauges, Mortagne, les Herbiers et rallie les angevins pour constituer la grande armée. Il tombe après la première défaite devant luçon, à Pont Charron le 15 août 1793.



   A LA TÊTE DE L'ARMÉE DU CENTRE

Après la mort de son oncle, Charles Sapinaud de la Rairie reprend le poste laissé vacant au côté de Royrand. A la tête de l'armée du Centre il est officier divisionnaire. Il est de toutes les batailles. En octobre 1793, il passe la Loire et s'enfonce dans la virée de galerne. Après la bataille du Mans, il est séparé de ses compagnons d'armes et ne peut continuer les combats outre Loire avec eux.
En 1794, de retour en Vendée, il reprend la tête de l'armée du centre. Avec Stofflet dans les Mauges et Marigny dans le bocage, il combat les colonnes infernales de Turreau. En mai 1794, le conseil militaire condamne Marigny à mort pour trahison, contre l'avis de Sapinaud. Alors que Stofflet et Charette condamnent à mort leur rival pour le stopper dans sa course au poste de généralissime, Sapinaud, lui, refuse de le condamner à mort pour la seule raison qu'il gêne l'ambition des deux hommes. Des trois généraux qui dirigent à ce moment là la Vendée, Sapinaud est le seul qui ne soit pas dévoré par l'ambition et le seul qui fait passer l'intérêt des Vendéens avant le sien.
En février 1795, Sapinaud signe, comme tous les généraux vendéens exception faite de Stofflet, l'accord de paix de la Jaunaye. En juin Charette rompt l'accord et reprend les armes. Le conflit reprend, et Sapinaud à son tour repart en guerre au mois d'octobre. Mais rapidement son armée se disloque.  En janvier 1796, il ne lui reste plus que quelques fidèles soldats. Sapinaud cesse les combats, il se soumet quelques mois plus tard, le 4 juin 1796.

 
   ROYALISTE TOUJOURS
En 1797, il épouse Marie-Louise Charette, qui comme son nom le laisse supposer est parente du général. Elle est la fille de son cousin.
Bien que la guerre soit  terminée, Sapinaud n'en reste pas moins royaliste. En 1814, il est nommé général du roi. Pendant les cent jours, il essaie de reformer l'armée du centre, au côté de Louis de la Rochejaquelein . Après la mort de celui-ci, il devient le nouveau généralissime. Sous la Restauration, il devient duc, puis Pair de France.
Il meurt chez lui, à la Gaubretière le 12 août 1829, il a 69 ans.
Stèle à la mémoire du général Sapinaud  
la Gaubretière (85)