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A Angers, pendant l'hiver 1793-1794, les prisons sont pleines. Les prisonniers sont entassés dans les couvents, les églises, et même un temps dans la cathédrale. Tout vendéen suspecté est emprisonné. Et malgré l'usage de la guillotine, les prisons ne désemplissent pas. La guillotine est trop lente et onéreuse. Il serait plus pratique de fusiller les prisonniers. Le fermier du Claux (à Avrillé), révolutionnaire convaincu met à cet effet un champ  à la disposition des Républicains. Il est idéalement situé, ni trop loin, ni trop près d'Angers. 
La commission militaire interroge sommairement les prisonniers. Des fosses sont creusées dans le champ où seront enterrées les futures victimes. Le lendemain, les condamnés vont dans une longue file, attachés 2 par 2, sur la route de la Meignane rejoindre le champ, lieux de leur exécution. Alignés au bord des fosses, ils sont fusillés. 9 fusillades ont lieux entre janvier et avril 1794.
On estime, d'après la liste établie par l'abbé Gruget que 2000 vendéens ont été fusillés dans ce champ. 


 

Plaque apposée au mur. 

 

Le Champ des Martyrs.


Dès 1795, les angevins, qui ont eu connaissance de l'horreur de ces massacres, de leur injustice, viennent se recueillir dans ce champ où une croix de bois est érigée.
En 1816, les propriétaires du lieu remplacent la Croix et font don du champ à la paroisse d'Avrillé. Les pèlerins continuent d'affluer se recueillir en ce lieu.
 

La chapelle

C'est à partir de 1848 que la chapelle est construite, et terminée en 1852.
De 1863 à 1867, des fouilles permettent de retrouver 10 des 12 fosses contenant les corps. Ces 10 fosses sont signalées par des croix. Les 2 fosses qui n'ont pas été mises à jour se trouvent sous la chapelle.
 
   
A l'occasion du centenaire des fusillades, le choeur de la chapelle est allongé. Un nouvel autel y prend place. 5 vitraux représentant une scène des fusillades l'entourent. (ci-dessus 3 des 5 vitraux)
  
 
 




La messe 
célébrée dans les bois 
par l'abbé Repin.





L'abbé Gruget
donnant l'absolution aux martyrs
avant le chemin de la Meignane
 

La béatification

Après un procès en béatification, 100 victimes sont élevées au rang de bienheureux.
l'Abbé Noël Pinot, curé du Louroux-Béconnais, guillotiné en 1794 avec ses ornements sacerdotaux est béatifié le 31 octobre 1926.
Le 19 févier 1984 le pape Jean-Paul II le canonise et béatifie 99 autres victimes. La date de leur fête est fixée au 1er février, date anniversaire de la mort de 47 bienheureux.

Des plaques sont apposées dans le choeur et contiennent le nom des bienheureux morts au champ des martyrs.