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POURQUOI DES VITRAUX SUR LES GUERRES DE VENDÉE ?
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Un fort besoin de vitraux à la fin du XVIII°
Pendant le seconde moitié du XVIII° siècle, l'église de France met
l'accent sur la reconstruction des églises, et commande donc auprès des maîtres-verriers
de nombreux vitraux.
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Les martyrs vendéens accompagnent les vendéens dans
leur foi.
Le soulèvement de 1793 a marqué la Vendée. Depuis, et malgré les
années, les héros et martyrs vendéens accompagnent les fidèles. Les
vendéens n'ont pas oublié, bien au contraire. Ils ont fait de leurs
morts des modèles de la foi. Ces modèles que d'autres vont chercher au
moyen-âge, eux les retrouvent chez leurs ancêtres dont certains ont
été ou seront béatifiés. C'est donc fort naturellement au moment de
choisir les vitraux de leurs églises que s'imposent le choix des guerres
de Vendée. |
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L'intérêt de certains évêques pour ces vitraux.
C'est sous l'influence de l'évêché que les paroisses vont se doter de
ces vitraux. |
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Des maîtres-verriers spécialisés.
Les maîtres-verriers locaux qui exécutent les vitraux ont chacun leurs
spécialité. Certains sont spécialisés dans ce type de verrières. (Clamens
et Livache) |
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OU SE TROUVENT-ILS ?
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Dans le diocèse de Luçon et d'Angers.
On les trouve presque tous dans les diocèses de Luçon et d'Angers. Alors que les
évêques de Nantes et de Poitiers ne manifestaient aucun intérêt pour ce type
de vitraux, leurs homologues de Luçon et d'Angers encourageaient les prêtres à parer leur église de ces verrières. |
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Dans les villes où le prêtre s'est intéressé à ces verrières.
C'est le prêtre qui, est le commanditaire direct des vitraux. C'est donc
dans les villes où celui-ci s'est intéressé à cette représentation
des guerres de Vendée, soit par intérêt personnel, soit poussé par son
évêque. |
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Dans les paroisses qui ont été particulièrement marquées
par les guerres de Vendée.
- dans les villes qui ont abritées un chef insurgé (Bonchamps à St Florent le
Vieil ou Cathelineau au Pin en Mauges)
- dans les villes où un événement marquant s'est
produit (souvent un massacre, comme aux Lucs/Boulogne). |
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QUI A FINANCÉ LES VITRAUX ?
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Ce sont des dons au niveau local qui ont permis d'acheter
ces vitraux. Les donateurs sont : |
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de généreux et riches donateurs |
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les familles de victimes
(comme par exemple les verrières qui représentent Cathelineau au Pin en
Mauges) |
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les prêtres |
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les paroissiens |
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les associations du souvenir (le souvenir vendéen) |
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QUE REPRÉSENTENT CES VITRAUX ?
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L'aspect religieux de la guerre
Les verrières sont l'expression la plus développée de l'imagerie de ces
guerres. Elles mettent en avant l'aspect religieux de la guerre. Elles
présentent les guerres de Vendée d'une manière très manichéenne : les
pieux vendéens, défenseurs de la foi, s'opposent aux républicains
tortionnaires.
Les vitraux présentent ces hommes qui se sont battus pour préserver leur religion et
conserver leur prêtre sous les traits de héros et des martyrs de la foi. Ils
montrent en revanche les républicains sous les traits d'un monstre
sanguinaire. Les fidèles ont chaque dimanche sous les yeux
ces hommes, leurs ancêtres, qui ont donné leur vie pour leur religion et qui sont autant
d'exemples à suivre. Ils symbolisent la grandeur et de la piété. |
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Les vitraux ne sont centrés que sur quelques
thèmes.
On peut les regrouper en 2 familles : |
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l'événement local.
On y met en avant un événement qui s'est déroulé dans la paroisse.
C'est bien souvent un massacre (Avrillé, Les Lucs/Boulogne....) |
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le chef Vendéen ou l'événement "célèbre"
On y dépeint un scène devenue célèbre (le pardon de Bonchamps à St
Florent)
On y peint le portrait d'un chef vendéen (Cathelineau, Bonchamps ...) |