Westermann, général républicain a commandé de mai à décembre 1793 l'armée des Côtes de la Rochelle.
Sous son commandement les bleus ont massacré hommes, femmes et enfants, ne laissant que désolation et cadavres sur leur passage.
Seul Turreau après lui a été aussi loin dans l'horreur.
Il a fait bien plus qu'exécuter les ordres. Il les a devancé, faisant montre d'un zèle édifiant, toujours partant pour les atrocités, ce qui semble-t-il lui procurait un immense plaisir.
Condamné ,non pour ses crimes mais parce qu'il avait conspiré contre Robespierre, il  meurt le 3 avril 1794 sur l'échafaud...
 

 
          LES TITRES
Débuts militaires
La Vendée
La fin d'un sanguinaire ...                






   DÉBUTS MILITAIRES

  François-Joseph Westermann est né le 5 septembre 1751 à Molsheim (près de Strasbourg).
Il s'engage dans l'armée dans les Hussards d'Esterhazy en 1766. En 1773, il devient sous-officier de gendarmerie, et en 1787 écuyer du .
En 1792, Il rencontre Danton à Paris et devient son ami.
Le 10 août 1792 il participe à la prise des Tuileries à la tête des fédérés bretons.
En septembre 1792, il est colonel à la légion du Nord. Il officie sous les ordres de Dumouriez. Quand Dumouriez change de camp Westermann est arrêté, puis libéré un mois plus tard en avril 1793.


   LA VENDÉE

  En mai 1793, il est nommé général de Brigade. Affecté en Vendée, dans l'armée des Côtes de la Rochelle, il combat les royalistes.
Il mène son armée d'une main de fer, avec beaucoup de fougue et massacre avec acharnement tout ce que la Vendée compte d'habitants. Plus proche du monstre que du militaire, il remporte de nombreuses victoires. Il remporte entre-autres la victoire de le 11 octobre. Il passe la Loire la semaine suivante à la poursuite des Vendéens dans la Virée de Galerne. Là encore, il massacre du blanc et remporte beaucoup de victoires dont celle de Savenay qui le 23 décembre 1793 clos la Virée de Galerne. Pour preuve de sa barbarie il écrit :
il n'y a plus de Vendée , elles est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé. [...] Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire.


   UN PEU DE JUSTICE, ENFIN !

  Danton est arrêté à Paris et dans son sillage, son ami Westermann le rejoint en prison. Seulement 10 jours après avoir massacré les Vendéens à Savenay et mis un terme à la virée de Galerne les républicains le rappellent à Paris et le remettent enfin à sa place : au cachot!
Pour avoir conspiré avec Danton contre Robespierre il est condamné à mort   et guillotiné le 3 avril 1794.